Les baleines de Puerto Lopez

Ce matin nous prenons la direction de Puerto Lopez. C’est une longue journée des bus qui nous attend. Départ à 8 h 30 de la gare routière de Riobamba pour une arrivée à 12 h 30 au terminal de bus de Guayaquil. C’est la deuxième fois que nous passons par le terminal de bus de Guayaquil et on le trouve toujours aussi impressionnant. Il doit y avoir par loin de 200 guichets de différentes compagnies de bus, des dizaines de commerces, un food court et des bus répartis sur trois niveaux. Les vendeurs crient les destinations à travers les vitres de leurs guichets, une sacrée ambiance dans laquelle on peut vite se retrouver un peu perdu si on a pas repéré deux ou trois noms de compagnies. On fonce chez Jipijapa, la compagnie qui assure les liaisons directes entre Guayaquil et Puerto Lopez. Nous entamons de nouveau 5 heures de bus, mais les paysages changent, on retrouve des petits villages sur les bords des routes avec des dizaines de petits commerces et des vendeurs ambulants qui viennent vendre des boissons, des gâteaux ou du poulet directement dans le bus. Le trajet est long, mais nous sommes ravis d’aller au bord de la mer.
Nous arrivons vers 18 h 30 à Puerto Lopez où nous nous installons dans un petit hôtel tout mignon un peu à l’écart du centre : l’hostal Monte Libano. La petite chambre avec salle de bain est à 20 dollars environ.

Observation des baleines à bosse

– Mercredi 20 juillet 2016 –
Après une journée de farniente à Puerto Lopez, nous partons aujourd’hui en excursion à l’Isla de la Plata. À 10 heures nous embarquons à bord de notre bateau avec une quinzaine d’autres touristes. C’est la période de migration des baleines, elles viennent se reproduire au large de l’Équateur et de la Colombie de juin à septembre. Nous espérons pouvoir les observer. Chacun est attentif sur le bateau. On commence à en apercevoir une, le bateau s’approche, mais elle n’est pas très active. La guide propose à deux personnes de s’installer à l’avant du bateau. On saute sur l’occasion, ça bouge beaucoup, mais nous serons aux premières loges si elle décide de se montrer un peu plus. Après 10 minutes d’attente, le pilote du bateau change de cap, il en a repéré une autre. Celle-ci nous montre sa nageoire, mais ne sortira pas beaucoup plus de l’eau.

Les secrets des cachalots

Réalisation de 80 cartes d’identité (1, 2 et 3) et mise en évidence des différents clans.

Réalisation des matrices des relations sociales quotidiennes, en s’appuyant sur les fiches des comportements et relations sociales (4)

Réalisation de l’arbre généalogique de la famille de Irène gueule Tordue (5)

Réalisations des posters pédagogiques (6), où le rôle de la nounou en tant que pilier du clan est mis en évidence

Mise en évidence d’un dialecte spécifique au clan de Irène Gueule tordue (7 et 8)

Publication du livre : « le Retour de Moby Dick, ou ce que les cachalots nous enseignent sur les océans et les hommes », Editions Actes Sud 2019, Prix de l’Académie française Jacques Lacroix 2018 (9)

A quoi servira l’argent collecté ?

A poursuivre les indispensables études pour étayer nos connaissances et apporter les arguments nécessaires à la préservation des cachalots :

– Financer la collecte des données sur le terrain, en mars et avril 2019 : billets d’avion, location du bateau, hydrophone pour acquisition des données acoustiques, Gopro pour les observations sous-marines, petit matériel (tubes, alcool et autres fournitures) pour échantillons ADN = 3 000 €

– Financer l’analyse génétique des échantillons : extraction et amplification de l’ADN, puis recherche des liens de parenté pour compléter l’arbre généalogique = 10 000 €
– Financer l’analyse de la matrice des relations sociales pour connaître l’évolution de la population de cachalots (natalité, mortalité, division/fusion du clan, etc…) = 5000 €

nous souhaitons procéder par étape , et souhaitons vous associer à cette belle nouvelle alliance avec les cachalots !

Vous êtes une entreprise et vous souhaitez vous aussi soutenir le programme cachalots de LONGITUDE 181 ? N’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions réfléchir ensemble plus en détails à un partenariat qui vous permettra de mettre en avant votre engagement pour l’environnement.

Les cétacés

Entre dauphins, baleines, requins, requin-baleines, orque et j’en passe, on a parfois bien du mal à savoir qui appartient à quelle famille et même qui est un poisson et qui ne l’est pas ?! Heureusement, voici un – modeste ^_^ – résumé qui pourra éclairer la quesiton, si besoin était.

DIFFERENCES ENTRE CETACES ET POISSONS (ou requins)

D’abord, pour ceux qui ne le savent pas encore, les requins sont des poissons. Le requin-baleine est bien un requin, mais s’est vu affubler ce nom pour deux raisons. Premièrement, parce que c’est le plus gros des requins et le plus gros poisson du monde ! La seconde raison est que, contrairement à l’image des requins, ce poisson se nourrit essentiellement de planctons et de krills (à l’instar de nombreuses baleines).

Bon, mais comme le précise l’intitulé de cet article, nous allons nous intéresser plus précisément aux cétacés et non aux requins. Et la différence est très grande… Ou devrais-je dire les différences :

Les cétacés sont des mammifères, c’est-à-dire qu’ils sont vivipares (les embryons se développent dans l’uterus de la mère et sont alimentés par un cordon ombilical) et que les femelles peuvent allaiter leur progéniture… . Les poissons sont ovipares (les femelles pondent des œufs fécondés) ou ovovivipares (les œufs fécondés incubent et éclosent dans le ventre de la femelle – mais pas d’allaitement).

Les cétacés possèdent des poumons, et ne peuvent donc pas respirer sous l’eau. Ils sont donc obligés de remonter constamment à la surface. Les poissons ont des branchies qui leur permettent de respirer indéfiniment sous l’eau.

Les cétacés ont une nageoire caudale horizontale (la queue), et non verticale contrairement aux poissons.

CLASSIFICATION CLASSIQUE CETACES/REQUIN

ORIGINE DES CETACES

Les cétacés ont tous une orgine terrestre. Si nous savons aujourd’hui que la vie est théoriquement issue du milieu aquatique, les cétacés ont choisi de retourner dans l’eau. Grossièrement, on pourrait les comparer aux pinnipèdes (phoques, otaries, morses, etc.) et aux hippopotamidés. D’ailleurs, les scientifiques apparentent une filiation avec les hippopotames.
C’est ainsi que les membres de ces animaux ont peu à peu pris la forme de nageoires et que leur corps, dans son ensemble, s’est adapté…

TYPES ET FAMILLES DES CETACES

Les dauphins, baleines à bosses, orques et bélugas sont bien du même ordre. Mais il y a une différence entre tous ces animaux : certains possèdent des dents, d’autres des fanons.

L’observation des baleines en Patagonie

Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes débute en juin. Le plus grand des mammifères se donne en spectacle jusqu’en décembre en Patagonie argentine.

Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes au Chubut a lieu à la mi-juin de chaque année.

Déclarée patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1999, la péninsule Valdés est un vrai sanctuaire de faune de plus de 4.000 km², où l’on peut notamment observer des lions ou des éléphants de mer, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux marins.

Mais la véritable star de la péninsule, celle qui chaque année attire des milliers de voyageurs du monde entier, c’est la baleine franche australe. Tous les ans de juin à mi décembre, la péninsule Valdès est l’endroit de la planète où l’on peu admirer la plus grande concentration de ces spécimens, avec un pic de densité d’août à septembre. Au total, près de 1.400 baleines séjournent dans les eaux du Golfo Nuevo l’espace de ces six mois et ce nombre affiche une croissance annuelle de 7%.

Ces cétacés affluent massivement au niveau de la péninsule à partir de juin pour fuir les eaux glaciales de l’Antarctique. Elles trouvent aux abords de Puerto Madryn, un plancton abondant et des conditions climatiques idéales pour leur cycle reproductif, pour mettre bas et s’occuper des jeunes baleineaux lors des premiers mois de leur vie.

Puis en décembre, face à la chaleur croissante de l’eau en fin d’année, elles prennent cette fois-ci le large avec leurs petits en direction des eaux froides de l’Antarctique.

Les voyageurs de passage dans la région à cette époque de l’année ont donc toutes les chances d’assister au formidable spectacle de leurs remontées à la surface. En effet, comme tout bon mammifère, même s’il s’agit ici du plus imposant, la baleine a besoin de revenir à la surface pour respirer.

La scène qui accompagne ce geste vital est splendide : la baleine qui atteint parfois 17 m de longueur, hisse ses 50 tonnes à hauteur de la surface et amorce même un début de saut. Elle exhale alors un geyser d’air et de bruine par les deux orifices de sa calotte crânienne, reprend sa respiration, puis replonge en battant la surface de l’eau de sa majestueuse nageoire caudale.

Plusieurs alternatives permettent d’observer de près ces géants sous-marins sans perdre une goutte de leur spectacle. L’option qui permet le contact le plus intime avec ces cétacés est l’excursion en bateau à partir de Puerto Pirámides. Mais à partir de la terre ferme, on peut les observer à distance raisonnable à partir des plages de Puerto Madryn. Enfin, à 15 km de cette dernière, dans la zone naturelle protégée El Doradillo, il est possible d’en apercevoir à une dizaine de mètres de la côte, suivant le stade de la marée.